La pensee cubique est un concept développé chez nous et qui, dans un espace temps limité, réduit toutes les pensées, tous les actes et tous les projets
d'avenir. Tout ce qui dépasse du cube doit être élagué, coupé, détruit irrémédiablement ou diablement pour être plus court.. Le cube ne permet pas qu'on déroge a ses règles sacro-saintes et qui
seules représentent la vérité vraie. Ce concept existe dans sa réalité et sa forme, bien qu'il n'a pas de nom ni n'est conscient en tant que tel dans notre entendement. Il est là à limiter
l'essor de notre cognition et c'est tout.. Nous devons par exemple arrêter le temps aux premières exégèses faites du coran et de la sunna dans le cadre d'un idjmaa fait il y a quatorze siècles et
qui cependant constitue une source intellectuelle transformée en source transmissible. Gare à celui qui déclare que cette source peut être modifiée même si à l'heure actuelle les moyens
techniques permettent un consensus des docteurs de la foi qui pourrait adapter la chariaa au temps modernes et réviser ce qu'ont mis en place les premiers musulmans. Celui qui se permet une
pareille affirmation est vite réprimé. On a même décidé que la porte de l'idjmaa était fermée. Déjà que le prophète a interdit qu'on transcrive ses hadiths de son vivant du moins les premiers
temps, alors qu'il a organise par contre l'écriture du Coran des le début. Ce qui laisse supposer que seul le Coran pour lui était important et susceptible de transcription et donc de
transmission car pouvant être adapté en tout temps et en tout lieu. Les exégètes ont décidé que sur la base du coran qui ordonne aux croyants de suivre les commandements du prophète, la tradition
devient obligatoire. Mais alors pourquoi le prophète aurait-il interdit sa transcription ? Mais bon, disons simplement que dans toutes les religions les traditions des prophètes sont suivies et
que beaucoup de versets du Coran ordonnent au croyant de suivre les prescriptions du prophète et son comportement. La tradition véridique et dont l'historicité est avérée le confirme et je ne
fais là que poser une question de pure forme qui pour certains ne devrait même pas être posée, car le cube ne le permet pas. J'estime peut-être à tort que l'islam est la religion qui privilégie
l'intellect humain et la science aux considérations purement textuelles, l'esprit de la loi coranique étant transcendant sur son texte, car le texte pouvant être interprété différemment en
fonction du contexte spatio-temporel, la source du Coran étant omnisciente. D'une religion adaptable à tous les contextes car établie par la dernière prophétie et donc ne pouvant être corrigée
que par l'interprétation mature faite en fonction de règles scientifiques, la science étant prônée, honorée et glorifiée par l'islam, qui aligne les savants sur les prophètes, elle est devenue un
ensemble de dogmes qui freinent toute évolution parce que de savantissimes ignares ont en décidé ainsi en figeant la recherche au premier siècle de l'hégire. Gloire au cube et tout ce qui déborde
doit être élagué. Alors que l'analogie a été le principal outil intellectuel qui a permis l'essor de la culture et de la pensée musulmane par la liberté des premiers musulmans de donner toute
l'étendue possible à leur pensée ce qui leur a permis de rayonner en leur temps sur le monde. A l'heure actuelle cette pensée est ligotée dans un contexte des premiers temps, ce qui ne lui
permettra aucune évolution car l'analogie ne peut se faire que si elle accepte comme cadre des principes dégagés par une autre analogie faite il y a quatorze siècles et qui a acquis force
d'idjmaa. Et une pensée ligotée bloque tout sur son passage et nos sociétés végètent dans un no-mans-land hors de l'espace et du temps. Mais le cube en a décidé ainsi et pas autrement. Je pense
que si nous ne cassons pas le cube, nous allons finir tous par y entrer et y crier de l'intérieur, vive le cube et mort à nous autres. Sur un site algérien j'ai échangé des commentaires avec
certains libres penseurs et biologistes et les admins n'ont rien trouvé de mieux que de censurer toute la page et de l'enlever de la publication sans préavis d'aucune sorte. Notre propriété
intellectuelle, semble t-il, leur est acquise et nous n'avions même pas le droit d'être avisés avant le retrait des posts pour pouvoir au moins les sauvegarder à notre niveau. Comme je leur ai
écrit et qu'ils n'ont pas répondu je suppose qu'ils adoptent la position officielle du cube: Ignore toutes les règles et fait en sorte d'obliger les autres à les suivre.
par jnsplu
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La question a été posée dans un forum de savoir quel est le but du droit positif. Celui qui a posé la question a répondu que le droit à pour but d’établir l’ordre.
Il est vrai que c'est le cas dans une société fonctionnant normalement et qui a des institutions fortes par la participation des masses à un scrutin régulier, c’est le cas de dire
alors que le droit positif c’est l’ordre. Mais est ce le cas chez nous ?
Est il judicieux de répondre à cette question par l’ordre chez nous ? Pourquoi ne pas dire que le droit positif est le fait de transcrire les sources objectives par les
sources formelles ? Et assurément les règles de droit musulman en Algérie sont des sources objectives indéniables ! Je crois que les sources objectives, grosso modo sont les faits sociaux
déterminants que gènère la société tandis que les sources formelles sont les institutions chargées de mettre en place le droit positif, c'est à dire l'ensemble des règles de droit avec leur
dispositif et leur sanction, si je ne m'abuse.
Il est certain que dans les sociétés occidentales, les faits sociaux générés sont très loin de l'empreinte de l'islam et de son emprise qui n'y a pas droit de cité ou n'y fait pas le droit de la
cité, tandis que chez nous l'islam fait partie de tous nos actes et de notre réflexion, en tout cas chez la majorité. Et la quasi totalité des faits sociaux y sont étroitement liés et il est le
droit de la cité déjà en tant que source objective.
Maintenant pour ce qui est des règles de droit musulman qui ne sont plus suivies par la société actuellement, il y a deux options, soit on considère qu'elles ont perdu leur qualité en tant
sources objectives et donc on les élimine du droit positif, soit on considère qu'il faut les prendre en charge et à ce moment là, il faut d'abord les rétablir en tant que pratique sociale. Du
militantisme actif en somme, mais alors ce n'est plus le rôle de l'état..
D'autre part, une directive venue d'en haut sous forme de texte législatif n'a de chance d'établir l'ordre que si elle est respectée. Elle ne peut être respectée que si elle répond aux
aspirations de la société et aux problèmes que celle ci se pose. Si la règle de droit n'obéit pas à ces critères elle risque de ne pas être respectée. Et quelles que soient les sanctions prévues,
son application est compromise dès le départ. Parceque le droit c'est d'abord un problème de respect avant d'être un problème de sanction .
C'est ce problème qu'on rencontre chez nous et qui fait que le droit positif a perdu toute signification et entrainé dans son sillage meurtrier les autres principes qui régulent les interactions
dans la société tels que les principes moraux et religieux. Lorsqu'une loi sur la cession des biens immobiliers de l'état est promulguée juste pour assouvir quelques desseins individuels et que
des villas qui coutent des miliards sont soldés à des prix dérisoires à la suite d'une expertise bidon pour être revendues à des prix qui font dresser les cheveux sur la tête on est en droit de
se poser la question de savoir si le droit vise réellement l'ordre et je n'ai fait là que citer un exemple et ils O combien ils sont nombreux.
L'ordre que vise à satisfaire le droit positif est celui qui doit assurer la pérennité de la société et de ses valeurs, spécialement de ses constantes. Or notre droit positif sous la houlette de
gens irresponsables est en passe de réaliser l'effet contraire.
par jnsplu
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Les regrets viennent toujours en retard ajouter à notre angoisse d'avoir failli par manque de prévision ou par négligence intentionnelle. Lorsqu'on à pris
toutes les dispositions nécesssaires, même quand la perte est immense, nous n'avons aucun regret, car la décision était inéluctable et le résultat inéluctable. Mais il y a des gens qui
s'imaginent qu'ils peuvent tout faire sans en payer le prix au moins moralement. C'est inimaginable. Dans la nature, toute action entraine nécessairement une réaction qui lui est égale, parfois
supérieure lorsque d'autres forces entrent en jeu par accident ou parcequ'il y a un lien causal. Lorsqu'on est acculé parfois à prendre certaines décisions, on s'étonne ensuite qu'on ne les ait
pas prises plus tot, tant elles sont logiques et produisent un résultat qui eut dû nous apparaitre depuis logtemps mais dont on ne s'est aperçu qu'après coup. Le regret est l'apanage des
personnalités faibles qui mettent leurs sentiments ou leur égo en avant et qui ne pensent qu'a l'instant présent et ne pensent ni aux autres, ni aux conséquences de leurs actes, ni à leur
responsabilité. Les décisions réfléchies n'entrainent pas de regrets, car au moment où elles ont été prises elles étaient soit les seules décisions à prendre, soir les meilleurs décisions à
prendre. Comme dans toute décision il y a une part de risque car on ne maitrise jamais l'avenir, les distorsions dans sa mise en applications ou les mauvais résultats entrainés ne sont pas le
fait du manque de maturité de notre décision mais du manque de données qui nous ont amenées à la prendre. jnsplu Messages : 21 Inscrit le : 26 Mar 2008
La critique est le regard des autres sur nos actes ou nos paroles formulé sous forme d'avis objectif. L'objectivité de l'avis est présupposée tant que nous n'avons
pas une certitude contraire sans a priori ni préjugés. Normalement l'avis est supposé mettre en relief les dissonnances dans nos actes et nos paroles et nous permet ainsi de nous corriger et de
nous améliorer.
C'est donc que celui qui formule la critique sans nécessairement chercher à nous plaire ou nous déplaire cherche à nous aider à trouver la vérité ou à la restaurer. En effet la critique
lorsqu'elle est fondée nous permet de déceler une erreur dans nos actes ou nos paroles que nous serions alors en mesure de corriger. Nous n'aurions pas décelé cette erreur sans la critique
formulée. C'est donc que la critique nous a rendu service et nous devons en principe remercier ceux qui nous critiquent , ils nous rendent d'immenses services.
Malheureusement les gens imbus de leur personnalité acceptent peu de se faire remettre en cause et n'acceptent l'avis de personne. Ils s'imaginent que le fait d'accepter la critique les diminue
et les met à égalité sinon les place au dessous de la position de celui qui les critique. Ils se placent dès lors dans une bulle de protection contre tout ce qui peut remettre en cause leurs
actes et leurs paroles parcequ'ils s'identifient eux mêmes en ces actes et ces paroles.
Ce manque de discernement s'il était limité à quelques individus ne serait pas grave et ne justifierait pas qu'on écrive dessus.Il ne ferait que rendre compte d'une déviation et d'un complexe
d'infériorité que ces personnes tentent de compenser en montrant qu'ils sont supérieurs aux autres.
Mais le fait est que c'est un phénomène assez répandu chez nous.
Le plus grave c'est que cette manière de voir les choses et de les gérer entache la mentalité de beaucoup de nos dirigeants et cadres et les enferme dans une ignorance qui s'accentue année après
année.
Car il y a une autre fonction à la critique, c'est qu'elle est formatrice, puisqu'elle nous permet de déceler nos insuffisances, de les corriger et ainsi d'acquérir de l'expérience.
Une conséquence directe à cette position est que le personnel placé sous le commandement de ce cadre ou dirigeant, cesse de chercher l'amélioration du service et ne vise plus qu'a satisfaire le
responsable devenu pôle d'ignorance et c'est ainsi que la médiocrité se crée, se maintient et se propage dans notre administration et dans notre société en général.
Lorsque nous accepterons la critique, à la maison, au travail, à l'école nous franchirons un pas décisif dans la manière de faire avancer les choses dans notre pays.
jnsplu
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Oui, bon. L'éducation nationale va mal, nos enfants sont devenus des cobayes sur lesquels toutes les recettes sont essayées, l'université va mal, l'économie
bat de l'aile, les usines ferment les unes après les autres bien que certaines ont une santé financière avérée, la bureaucratie privilégie les arrivistes et leur progéniture. La justice n'est pas
indépendante, Boudiaf qui voulait redresser la situation a péri comme on le sait tous. La corruption possède un observatoire. Les islamistes ont été amenés au pouvoir puis chassés et la porte à
été ouverte aux démons du terrorisme qui ont saccagé le pays. On leur donne maintenant des pensions en prime. La politique de l'improvisation et du colmatage ponctuel fait de sérieux ravages à
tous les niveaux de la société et la liste est longue, très longue. L'algérien à appris à ne faire confiance ni aux faits, ni à leur logique ni aux personnes qu'elles soient de son entourage ou
d'ailleurs. Les frères sont devenus des ennemis, alors que de simples voisins ou relations étaient jadis frères. Les oncles sont devenus des étrangers. La paranoia est devenue une maladie
nationale dont tous nous souffrons plus ou moins, ce n'est qu'une question de gradation, l'Algérie est devenue un grand asile de fous, mais le fou comme disait pascal c'est celui qui a tout perdu
sauf la raison et finalement ça s'applique parfaitement chez nous. Il y en a qui ne perdent pas le nord effectivement et pour lesquels tous les moyens, religieux, politiques, amicaux,
sentimentaux sont bons à utiliser, bien sur avec une grande dose de tricherie pour arriver à leurs fins pécunières au premier plan. La sincérité dans les rapports entre Algériens a disparu ce
qu'on appelait jadis la "nya" est devenue maintenant une tare dont il faut se débarrasser coûte que coûte si on ne veut pas passer pour un pigeon. Il y a beaucoup de gens qui vous parlent de
l'islam sans tarir et qui vont à la mosquée faire leur prière. Meme les gouvernants y vont mais dans les rapports sociaux l'islam est totalement absent. Les gens acceptent des postes dans
l'administration pour lesquels ils ne sont pas outillés intellectuellement mais leurs relations peuvent les protéger en cas de bourde meme grave. Durant le mois de ramadhan tous les excès sont
amplifiés mais c'est devenu normal. Les gens escroquent, se privent toute la journée puis mangent plusieurs kilos d'affilées de mets très riches, ne dorment pas et veillent jusqu'a des heures
impossibles, attrappent des maladies vasculaires et de transit et les services des urgences des hopitaux sont saturés mais c'est normal. La fête du mouloud est transformée en guerre et si le
chemin pris n'est pas corrigé on verra bientôt des grenades offensives se vendre durant la fête du mouloud, les services de la protection civile et les hopitaux se mettent en situation d'alerte
extrême mais c'est normal. A croire que que ces explosifs, car c'en est sont produits en Algérie si on ne savait tous que même les allumettes sont importées. Et pourtant leur importation est
normalement interdite, mais pour qui ? A t on réellement des frontières, sont elles gardées ? Les valeurs matérielles ont supplanté toutes les valeurs. La profession d'enseignement ou de soins
moraux et médicaux est devenue le parent pauvre car la valeur de l'Homme est dévaluée, ceux qui construisent des demeures et qui réparent des voitures se sont retrouvés en haut de l'échelle des
valeurs sociales avec les voleurs de toute sorte, il ne s'agit plus de savoir mais d'avoir mais bon. Que faire ? Car c'est là toute la question. Passerons nous toute notre vie à nous morfondre, à
critiquer et à dire ce que tout le monde sait ? Car tous nous savons que l'Algérie va mal et ça nous fait mal. Ceux qui ont amassé des fortunes ont leur pays dans leur valise. Si demain l'Algérie
sombre, ils prendront leur valise comme pays et s'en iront au loin ou l'argent qu'ils ont amassé leur permettra de s'installer. Mais nous autres, la majorité qui n'acceptons pas de voler et
d'agir selon les néo règles que devons nous faire ? Car nous devons faire quelque chose, cela devient urgent. C'est certain. Mais quoi ?
par jnsplu
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