Mercredi passé, le premier mercredi du mois de mai 2008, je suis allé à TIzi Ouzou faire un tour, ça faisait un bail que je n'y étais pas allé, plus de quinze ans. Je ne sais si c'est l'effet de ma
mémoire ou si la ville à démeusurément grandi. Je crois qu'elle a grandi quand même, je ne pouvais plus rien reconnaitre.
Honnêtement, j'ai commencé par me dire, ce pouvoir qu'on critique il fait quand même des choses. Puis je me suis dit si les villes grandissent, c'est que les villages sont désertés. Et si les
villages sont désertés, la culture ancesstrale aussi en pâtit.
Et puis je me suis dit que c'est peut être c'est ce que veulent nos dirigeants qui veulent un peuple sans particularismes qu'ils puissent manoeuvrer à leur guise pour que le pouvoir et non
pas l'état soit plus fort.
Il est un fait que ce pouvoir ne représente pas l'état mais comme l'a dit feu Boudiaf, la maffia politico financière et il savait de quoi il parlait, puisqu'ils l'ont fait taire définitivement.
J'ai été interpelé aussi par une plaque de commémoration du printemps noir. Une plaque située en pleine ville de Tizi Ouzou dans un carrefour ou des policiers réglaient la circulation. Et je me
suis demandé qui a mis cette plaque à cet endroit. Si c'est les pouvoirs publics cela est une reconnaissance implicite de la faute des pouvoirs et je me suis mis a me poser la question de savoir si
on a versé des pensions aux morts de cette hécatombe.
Si ce ne sont pas les pouvoirs publics qui ont mis cette plaque c'est que l'autorité de l'état est remplacée par une autre émanation de l'autorité du peuple dans cette région. D'une part une plaque
qui représente le pouvoir direct du peuple et d'autre part des policiers qui repréentent le pouvoir central, lequel ne représente que ses membres.