Quand on suit bien le doigt pointé par le concept "l'Union pour la méditerranée" on s'aperçoit qu'il vise une aire qui recouvre des pays du Sud (pas tous les pays arabes), du Nord (tous les pays européens dont certains très éloignés de la méditerranée) et ...du moyen Orient. Et là il y a un Hic, un problème de taille. Car comment concilier l'inconciliable. Bien sur, chez nous, il y a des gens pour cette union, ils militent intensément pour qu'elle ait lieu, mais d'autres aussi n'en veulent pas, car elle prouverait si besoin était que notre politique extérieure est dictée de l'extérieur et ne vise pas à satifaire les Algériens mais à satisfaire les "amis" de l'Algérie et les futurs "amis".
Ceux qui ne veulent pas de ce compromis sont taxés d'islamistes, de fauteurs de troubles, de tueurs et tutti quanti. Normal, quand deux groupes antagonistes se disputent le pouvoir ! Et si on faisait un référendum comme on l'a fait pour la "réconciliation nationale " qui permettrait au peuple de s'exprimer sur la question ? A condition de lui expliquer qu'Israel figurera dans la liste des membres de cette union parceque pour la "réconciliation nationale" on ne lui a pas tout expliqué, j'ai l'impression et dès qu'il y a mésentente au sommet la base est sujette au terrorisme résiduel et qui dure.
Donc lorsque Abdelaziz Belkhadem est limogé ou s'en va de lui même, ce qui est pour moi pareil, c'est tout a fait normal parcequ'il représente le courant qui ne veut pas que les droits de nos frères Palestiniens soient bafoués, même s'il a des tares par ailleurs.
Et c'est une position que nous dicte la justice, que nous dicte la religion musulmane qui fèdère la majorité des Algériens qu'on le veuille ou non. Mais ces derniers temps il ne fait pas bon dire qu'on est musulman et surtout qu'on veuille appliquer les prétextes de l'islam, car une dichotomie venue d'ailleurs, nous classifie immédiatement parmi les méchants et on est taxé d'islamiste terme à connotation péjorative.
Donc si on suit la logique que Abdelaziz Belkhadem est Islamiste, El Gueddafi, lui aussi est islamiste, lui qui refuse d'aller au sommet discutant de la question et qui se tiendra le 13 juillet à Paris, pour dire non aux compromis avec Israel sur le dos des Palestinens.
Mais peut être qu'ouyahia sera plus compréhensif,compromissif et permissif avec l'étranger et encore plus intransigeant et plus exigeant avec le peuple Algérien dont il dit qu'il fait partie, alors qu'il parait que meme dans son village natal de Kabylie il est mal venu. Et de toute façon il n'y a que la syrie et peut être l'Algérie qui pourraient faire des difficultés, les autres sont acquis depuis longtemps.
Si le sommet à lieu chez l'"ami d'Israel", Nicolas, ce n'est pas un hasard, Israel sera soutenu et intégré sans contrepartie par les Etats arabes les plus influents dans la région, les autres suivront nécessairement.
A la question de savoir si l'Algérie participera ou non a ce sommet Bouteflika à répondu au journalistes chaque chose en son temps, voulait il dire qu'il fallait d'abord faire le ménage au gouvernement ? Ou n'avait il pas encore reçu le feu vert ? Ou bien encore en diplomate averti il se réservait encore des chances d'influer sur les évènements. C'est qu'il faut reconnaitre que c'est un fin diplomate, qui sait s'allier tout le monde en étant contre tous.
C'est donc que le doigt pointé ne fait que diriger notre regard ailleurs, alors que les illusionnistes sont en train de faire autre chose pendant ce temps là.
Le role de cette union, outre le fait qu'elle met Israel au diapason avec certains pays arabes, avec certains desquels il entretient d'ailleurs des relations officielles ou officieuses, remet en cause l'Organisation de ce qu'on appelle l'Unité Arabe et l'Organisation de l'Unité Africaine du fait des contradictions qu'il peut générer à ce niveau.
C'est par là que la porte sera grande ouverte à la discorde arabe et déjà ça commence avant le sommet annoncé, puisque par rumeurs interposées, les pays candidats se disputent déja le leadership, l'Algérie aurait protesté contre le fait de voir le dispositif de direction de cette union partagé entre le Maroc, l'Egypte et la Tunisie.
Les relations entre pays arabes commencent donc déjà à être envenimées. Quel cadeau que nous fait là Sarkastique, lui qui vient de peser de tout son poids sur l'UE pour qu'Israel bénéficie du statut de partenaire privilégié de l'Union Européenne !