Se connaitre soi même est je pense le premier acte de sagesse que doit accomplir l'Homme (avec un grand H, ce qui inclut la femme)
mais les facettes d'une personnalité sont multiples, car en définitive c'est l'inconscient qui nous guide, ou si vous préférez les courbes de la chimie de notre corps.
Cette chimie qui dépend du milieu dans lequel nous évoluons mais aussi de notre milieu interne, de notre état mental, de ce que nous avons mangé, de qui nous avons rencontré,
etc....
Elle sert de support à notre inconscient qui intervient dans toutes les décisions que nous prenons ou ne prenons pas comme la respiration et autres, les actes et les positions que nous adoptons,
les réflexions que nous engageons et les conclusions auxquelles nous arrivons, même si nous pensons y arriver de manière rationnelle, l'aiguillage premier, c'est l'influence de notre inconscient
qui l'a fait d'une façon où d'une autre, mais nous ne pouvons le savoir justement parceque c'est inconscient.
Derrière l'homme est l'animal. Surtout en période de crise de la société où les valeurs morales sont délaissées et ou la voie, le do comme disent les japonais, la religion c'est à dire l'opinion
ou la foi qui régule l'acte, est sinueuse, instable et a perdu toutes les valeurs qui lui servaient de guide afin de la maintenir sur le droit chemin et où les atavismes reprennent le
dessus, ou l'intellectuel se fait diriger par un ignare pour aller tuer des innocents comme on en a entendu parler dans la presse.
Finalement en cherchant qui on est , avec le temps on aboutit inéluctablement à la conclusion qu'on ne sait plus qui on est vraiment, sauf qu'on est un réceptacle de valeurs et de comportements acquis, ancrés en nous par l'éducation, par l'expérience, au gré des situations et des conjonctures que tempèrent nos gènes programmés pour nous imposer des choix innés. En somme une programmation par les gènes, puis une programmation par la société, qui fait de nous des pseudo robots croyant avoir leur libre arbitre mais en fait dirigés par la ruche.
Alors, l'attitude la plus sage à adopter à ce moment est l'humilité, le sentiment de savoir absolu, c'est à dire: le non savoir.
Car en effet savoir qu'on ne sait pas grand chose, du fait qu'on ne peut savoir que peu de chose de par notre configuration d'être humain même, est le plus grand des savoirs qu'on acquiert en fin
de compte.
Mais il faut que cela s'impose à nous non pas comme une qualité que nous avons acquise par notre effort personnel et pour laquelle nous sommes louables, mais comme une qualité intrinsèque, innée
que nous avons occultée depuis notre enfance, qui aurait toujourds dû être présente mais que par notre bétise nous nous la sommes cachée.
Seulement, pour cela, il faut lutter en permanence avec son moi et dès qu'on s'assoupit le voilà qui ressurgit et tend à reprendre le contrôle.
C'est sans répit et il faut être tout le temps sur le qui vive.
La liberté est à ce prix. Etre libre c'est savoir qu'on a des contraintes immenses. Quand on s'impose cette conclusion ou quand cette conclusion s'impose à nous, à ce moment, ni la vie, ni la
mort ne sont source d'inquiétude et la sérénité qu'atteint l'individu n'est par rien ébranlée.
Car il sait qu'il ne sait pas, qu'il n'a jamais su, qu'il ne saura jamais et se décidera en connaissance de cause et définitivement à se libérer totalement d'une façon où d'une autre des
contingences de cette vie éphémère et vaine tout en se mettant au service des autres.